Le Hammam, l'histoire d'un rituel bien gardé

Publié le : 18/11/2016 10:28:46
Catégories : Gommage & Bains , Soins du Corps

Connaissez-vous le rituel du hammam? EFBIO vous invite à plonger dans l'histoire du bain des pays des mille et une nuit... Découvrez le Hammam étape par étape!Le-Hammam-l-histoire-d-un-rituel-bien-garde

Le bain se préparait des jours et des jours à l'avance. On préparait d'abord les objets et les ingrédients. Puis on se rendait au Hammam, à plusieurs amies avec les jeunes enfants et les jeunes filles, tous chargés de quelque chose à la main. 

Dans le seau on avait mis les peignes en corne, épais et fins, des sortes de petites galettes en liège recouvertes de résile pour gratter la peau, des récipients ronds en cuivre martelé et ciselé contenant du savon noir en pâte, la préparation de rhassoul pour laver les cheveux, une sorte de gant de toilette plus ou moins rêche, du savon, des coupelles pour verser l'eau.

Tous ces objets étaient évidemment magnifiques du simple fait qu'ils étaient parfaitement adéquats à leur usage, qu'ils étaient faits pour être utiles et qu'ils étaient en matériaux nobles. On en a copié certains en plastique aujourd'hui, ce qui est du plus vilain effet!

On avait pris avant d'aller au bain des rafraîchissements, des gâteaux pour les consommer entre deux lavages ou à la fin. En effet, les hammams dignes de ce nom, c'est-à-dire ceux qui ont été construits il y a plus de trente ou quarante ans, prévoyaient des salles de repos sur lesquelles régnait une préposée toute puissante qu'on appelait el galassa.

Cette dame connaissait toutes les femmes, était souvent une commère, avait pour mission de garder les monceaux de serviettes, de vêtements et d'objets de toutes sortes que l'on avait amenés. C'était généralement une femme entre deux âges, une rombière active et toute à sa tâche.

El-tayaba quant à elle, était d'une catégorie encore inférieure à la première: à l'intérieur des bains, elle trimbalait les seaux d'eau et faisait en général un travail de masseuse. Elle déambulait de la vapeur à la chaleur et des bains aux salles de repos, inlassable et détrempée toute la journée. Elle avait ses fidèles clientes qu'elle massait avec plus ou moins de vigueur et de compétence d'un bain à l'autre. Le massage consistait, du reste, en quelques désarticulations plus ou moins brutales et en un corps sensé réconforter et détendre.

L'accorte bonne femme frottait ensuite le corps et tout le dos, dans un souci de nettoyage. Elle rapportait à sa cliente une série de seaux d'eau froide et chaude, les fameux kbab pour lesquels il y eut bien souvent des mots et des batailles rangées quand le hammam était bondé et que les tensions montaient. 



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